L’Énigme de l’Ignorance : Pourquoi la Conscience ne Frappe pas à toutes les Portes ?
- musicepica1989
- 25 mai
- 6 min de lecture

Il existe une question qui brûle les lèvres de quiconque commence à gratter la surface du réel : pourquoi le savoir — le vrai, celui qui libère — semble-t-il être le privilège d’une poignée d’initiés ? Pourquoi la "masse", pour reprendre un terme un peu rude mais structurel, semble-t-elle condamnée à paître dans les champs de l’inconscience alors que, quelque part, dans un "bercail" invisible, une nourriture bien plus riche est servie ?
Si l'on se penche sur les travaux et les interventions de Bernard de Montréal, on s'aperçoit vite que cette ignorance n'est pas le fruit d'un complot machiavélique au sens où les réseaux sociaux l'entendent. Ce n'est pas une cabale d'hommes en costume décidant de cacher la vérité par pur plaisir de domination. C'est bien plus troublant. C'est une question de vibration, de contenance et de mécanique énergétique.
Le Collège Invisible et l'Héritage de l'Atlantide
Bernard de Montréal évoquait souvent ce "Collège Invisible", une sorte de gouvernement occulte — non pas politique, mais vibratoire — qui gère l'énergie de la planète depuis l'époque de l'Atlantide. Pour l'esprit moderne, cela sonne comme de la science-fiction. Pourtant, si l'on observe la structure de nos sociétés, on voit bien que la connaissance a toujours été hiérarchisée.
Mais attention, ici, la connaissance n'est pas une accumulation de faits. Ce n'est pas de l'intellect. L'intellect, nous dit Bernard, n'est que le "perfectionnement de la mémoire". C'est une bibliothèque bien rangée, mais une bibliothèque morte. L'intelligence réelle, elle, est un principe universel qui "coule" dans l'homme. Et c'est là que le bât blesse : pour que cette intelligence coule, il faut que les tuyaux soient solides.
La Métaphore du Cheval et de la Rivière
On connaît tous l'adage : "On peut mener un cheval à la rivière, mais on ne peut pas le forcer à boire." Bernard l'utilise pour expliquer la condition humaine face au Supramental. L'énergie est là, elle descend, elle filtre. Mais la masse ne peut pas "boire" cette eau. Pourquoi ? Parce que son état émotif et mental ne le permet pas.
Imaginez que vous essayiez de faire passer un courant de 50 000 volts dans une petite ampoule de chevet. L'ampoule ne va pas éclairer davantage ; elle va exploser. C'est exactement ce qui se passe avec la conscience. Si l'énergie de l'intelligence réelle forçait son chemin dans un homme qui n'est pas préparé, il y aurait une fusion instantanée, mais son corps matériel et ses corps subtils seraient altérés, voire détruits. Ce que nous appelons "ignorance" est, dans bien des cas, une protection biologique et psychique.
L'Involution vs l'Évolution : Le Cycle des Races
Pour comprendre pourquoi nous en sommes là, il faut accepter l'idée que l'humanité traverse des cycles. Bernard de Montréal distingue l'involution de l'évolution.
L'involution, c'est la descente de l'esprit dans la matière. C'est le temps où l'homme développe ses corps (éthérique, astral, mental) en étant coupé de sa source pour expérimenter la densité. C'est le règne de la croyance, de la religion, de la philosophie.
L'évolution, c'est le retour. C'est la sortie de l'homme de ses principes anciens pour devenir un être "multidimensionnel".
La masse fait partie de cette conscience mondiale non individualisée. Elle est encore dans le cycle de l'involution, où elle a besoin de "placebos psychologiques" pour survivre. Elle a besoin de croire en un Christ, en un Maitreya, en des guides ou en des maîtres. Elle a besoin de cette sécurité émotive car elle ne peut pas encore supporter le choc de la solitude absolue que procure l'intelligence réelle.
Le Piège des Vertus Polarisées : L'Exemple de la Tolérance
C'est ici que le discours de Bernard devient "croustillant" et bouscule nos certitudes morales. Il nous dit que nos vertus les plus chères — la charité, la foi, la tolérance — sont des pièges. Pourquoi ? Parce qu'elles sont polarisées.
Prenons la tolérance. Pour la religion ou la philosophie, c'est une vertu. Pour Bernard, c'est souvent un manque d'intelligence ou de volonté. On est tolérant parce qu'on n'a pas la force d'abolir une situation de domination, ou parce qu'on se sent coupable. À l'inverse, l'intolérant est souvent plein de vanité.
L'homme nouveau, lui, n'est ni tolérant ni intolérant : il est intelligent. S'il rencontre un mendiant, il ne donne pas par "charité" (qui est souvent une façon de calmer une vibration astrale de culpabilité), il donne si son intelligence télépathique lui dit que c'est l'action juste à ce moment précis. Si on ne lui dit rien, il passe son chemin sans aucune émotion de malaise. C'est une forme de froideur qui terrifie l'homme ancien, mais c'est la seule voie vers la liberté réelle. La culpabilité est un "cancer" qui diminue la volonté.
Le Radio et les Transistors : Une Question de Tuning
Bernard utilisait souvent l'analogie du poste de radio. L'homme est un récepteur. Si vos transistors sont mal placés, si vous êtes encore un "radio à lampes" alors que le signal est numérique, vous ne recevrez que de la friture.
Des personnages comme Mozart ou Noé n'étaient pas des "justes" au sens moral du terme. Ils avaient simplement des "radios" différents. Noé, nous dit Bernard avec une pointe d'humour provocateur, avait un "Sony" alors que les autres avaient un "RC Victor". Il recevait des fréquences que les autres ne captaient pas. Il n'a pas construit son arche parce qu'il était "bon", mais parce qu'il a reçu l'instruction technique de le faire par télépathie.
Pourquoi ne pas "Aider" la Masse selon Bernard de Montréal ?
On pourrait être tenté de dire : "Mais alors, aidons les gens à ajuster leur radio !". C'est là que Bernard est catégorique : on ne peut pas forcer l'ouverture des centres. C'est l'énergie qui décide quand elle descend. L'homme qui fait du "jogging spirituel" (méditation intensive, jeûnes, techniques ésotériques) se prépare, certes, il se "meurtrit les poings à force de frapper à la porte", mais la porte ne s'ouvrira que lorsque le temps vibratoire sera venu.
L'illumination spirituelle elle-même est décrite par Bernard comme un piège. Le "Samadhi" des Hindous, la vision de la lumière... tout cela resterait dans le plan astral supérieur. La lumière serait une illusion créée par les intelligences pour empêcher l'homme de passer au plan mental pur. C'est un "jeu d'esprit sur l'esprit".
La Fin de la Croyance
Le message le plus radical de Bernard de Montréal, celui qui fait souvent froncer les sourcils, est celui-ci : "Arrêtez de croire."La croyance est une béquille. Même la foi est une attitude de l'esprit qui cherche une sécurité émotive. L'homme de demain ne croira plus, il saura. Et ce savoir ne sera pas une certitude intellectuelle, mais une évidence vibratoire.
Il prévenait déjà dans les années 80 : "L'eau commence à chauffer." Les années passent, et nous voyons bien que les systèmes anciens (religieux, politiques, sociaux) perdent leur souffle. Ils font désormais partie du "musée historique de la pensée". L'homme moderne est perplexe, il cherche des sauveurs (comme Maitreya que les journaux annonçaient à l'époque), mais Bernard est clair : attendre Maitreya est une perte de temps. S'il vient, il viendra, mais l'homme intelligent n'attend rien. Il vit sa vie selon les lois de son intelligence propre.
Conclusion : L'Aube de l'Intelligence Réelle
Alors, pourquoi laisser la masse dans l'ignorance ? Parce que l'ignorance est l'état naturel d'une conscience qui n'est pas encore individualisée. On ne peut pas donner la liberté à quelqu'un qui a besoin d'un maître. La liberté est un choc. C'est l'initiation solaire.
L'homme nouveau est un individu qui a découvert son identité par une relation télépathique avec l'intelligence universelle. Il n'appartient plus à une collectivité, à une race ou à une culture. Il est "cosmique".
Ce n'est pas un chemin de plaisir. C'est une dépersonnalisation, une reconstruction de la personnalité sur des bases réelles. C'est accepter de ne plus être un "outil des forces de vie", mais d'en devenir le maître. Nous sommes à l'aube de cette révolution. Et si vous lisez ces lignes avec un sentiment de curiosité mêlé d'une étrange résonance, c'est peut-être que vos propres transistors commencent, enfin, à s'aligner.
Mais ne me croyez pas. Surtout pas. Regardez, écoutez, et voyez si cela vibre en vous. Car comme le disait Bernard : "L'impossible n'existe pas. L'invisible n'existe pas. Ça existe quand tu ne vois pas."


Commentaires